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Le salon de l’aviation verte du Bourget

dimanche 29 juin 2008, par webmaster


Les 20, 21 et 22 Juin s’est tenu au Musée de l’Air et de l’Espace, le Salon de l’Aviation Verte.

Présenté à tort comme une première - alors que le PREMIER SALON DE L’AVIATION VERTE EUROPEEN a eu lieu sur l’Aérodrome d’Aix les Milles les 13, 14 et 15 Octobre 2006 - ce salon du Bourget aurait dû, de par son implantation sur un grand aérodrome et avec l’expérience du Premier Salon, être un événement international majeur du monde aéronautique.

Au lieu de ça, nous avons eu droit à une pauvre réplique du Premier, mais une réplique de bien moins grande ampleur.

Un salon où la présence se payait très (trop) cher, pour un "stand" limité par quatre morceaux de scotch au sol ! ! ! Où la connexion à un réseau internet en Wifi se payait 50 Euros ! ! ! Où la restauration n’était pas à la hauteur des prestigieux visiteurs attendus (qui ne sont d’ailleurs pas venus). Où les stands dans le hangar Concorde étaient étouffés par l’imposante masse des deux Concordes. Où les portes du hangar restaient fermées à cause du vent ! ! ! Où les connexions électriques étaient réalisées par de simples rallonges ! ! ! Où les présentations en vol étaient bridées par des procédures administratives (DGAC, gendarmerie, douane) totalement hors sujet. Où le fléchage sur les routes alentours était quasiment inexistant et où même dans l’aéroport il était difficile de trouver son chemin. Enfin où rien n’était conforme à l’idée que l’on peut se faire d’un "SALON INTERNATIONAL" ! ! !

Très peu d’exposants, très très peu de visiteurs en trois jours. C’est tout ce que l’on peut en retenir.

D’ailleurs il nous paraît que le concept, qui doit rester porteur, s’accommode peu d’une présence sur un grand aérodrome comme le Bourget.

Cette manifestation à 95% tournée vers l’aviation générale, doit se faire sur des aérodromes de la taille d’Aix en Provence (LFMA) et tourner sur plusieurs d’entre eux. L’ambition internationale devant peut être passer par la tenue de cet événement sur des terrains européens. L’aviation générale n’est pas l’aviation commerciale et les visiteurs ne sont pas les mêmes.

Heureusement nous avons eu la chance de côtoyer quelques exposants dont les réalisations nous semblent d’avenir :

- l’APAME et ELECTRAVIA avec leur avion électrique Electra et l’ULM Electro-Trike

- l’APEV et l’ULM électrique Pouchelec

- le ballon dirigeable Skybike

- l’Aéroplume

- aile volante drone à hydrogène Sun H2

- SAFRAN et son avion tout électrique

- Fédération Française d’Aéromodélisme (FFAM)

- Fédération Française de Vol à Voile (FFVV)

- On pouvait d’ailleurs regretter la présence de la FFA.

- et d’autres, qui nous excuseront de les avoir oubliés dans cette liste des sociétés travaillant à des projets d’aéronefs plus silencieux et moins polluants.

- et bien sûr nous mêmes, l’UFCNA qui représentions les riverains et qui avons noué des contacts intéressants malgré le peu de monde. Nous reviendrons sur un salon du même type car il faut que les riverains soient présents pour initier des discussions directes avec les acteurs de cette filière aéronautique, seule façon de résoudre les problèmes des nuisances. Mais il faut que l’organisation soit à la hauteur et que l’événement ne soit pas simplement un coup de marketing.

Il faut que les organisateurs de ce salon tirent toutes les conséquences des erreurs à ne plus commettre et étudient l’implantation d’une telle manifestation sur des aérodromes où l’aviation générale est majoritaire.

Si nous avions donné 18/20 au Salon d’Aix les Milles, nous donnerions 8/20 à celui du Bourget.


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